Je suis, sans doute, prétentieux dans ma démarche. Car plus que de tenter de donner à la culture ma définition au fur et à mesure de mes posts, j'aimerai en étendre le champs et partager ici le fruit de mes découvertes. Évidemment, il s'agit souvent d'analyses sommaires, de bribes sans continuité réelle, où je ne fais qu'effleurer l'essence de ce que je montre. J'en ai conscience et je le revendique. Aussi loin que je puisse remonter dans mes souvenirs, je n'ai jamais appartenu à aucun groupe. Ni celui des intellos, ni celui des branchés. Pas plus à celui des littéraires que des scientifiques, que des Métaleux ou des skatteurs. Guère plus à celui des musulmans que des juifs. Et même si, je ne peux contester être un athée de gauche, j'ai côtoyé plus de cathos de droite. Par un hasard absolu, ou une démarche inconsciente, j'ai aussi bien partagé les turpitudes d'une jeune scoute catholique lors de sa confirmation, que celles d'une lesbienne devenue séropositive après une prise d'héro. C'est ainsi que je me suis construit. Sans identité réelle. Et ce n'est pas sans fierté que je peux revendiquer avoir un répertoire d'amis aux allures d'arche de Noé. J'en ai retiré que la culture n'est pas un contenu normatif uniforme mais aussi, une incapacité effective à me plonger complètement dans un univers, tant je suis effrayé par les oublis auxquels m'obligerait une telle démarche. Au final, je suis fier de pouvoir aussi bien partager et apprécier le travail d'un passionné de Funk et de Hip Hop, que celui d'une apprentie-cinéaste nourrit aux symphonies de prokofiev. La culture telle que je l'entend, est une véritable liberté. Elle ne m'oblige à rien. Et, sauf dans de rares et douloureuses occasions, je suis satisfait de constater que ceux qui m'entourent, ou m'ont entouré, m'ont toujours accepté tel quel, m'ouvrant leurs univers en acceptant que je n'y appartienne pas complètement. J'ai tiré de cela mes conclusions, et si je suis hostile au jugement, il peut m'arriver par une phrase d'en exprimer un. Si je ne le développe pas, c'est pour une double-raison: je me suis définitivement fermé mais accepte que par delà mon jugement existent des qualités que je ne peux nier. Ainsi est la culture. Tel un univers infini, elle s'étend au delà de notre propre capacité de perception. Intemporelle, informelle et insituable. Se logeant aussi bien dans la plus brillante des proses que dans la vulgarité sommaire d'une émission de téléréalité. J'essaie ici d'ouvrir des portes, pas de m'y engager. Ainsi je suis ravi de pouvoir mettre ici, un morceau de punk rock suédois et un scratch rappeux,un extrait d'une chanson de Brel et une mélodie d'ELO , ou de faire la comparaison entre un film classique et un divertissement télévisuel de seconde partie de soirée. Je ferai sans doute pire encore.
dimanche 15 juillet 2007
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