mercredi 11 juillet 2007

"Le sublime touche, le beau charme" Emmanuel Kant

Roland Topor disait: " L'Humanité a besoin de sublime. Le sublime du sublime, c'est l'art. Le sublime de l'Art, c'est l'avant garde." Je ne me lancerai pas dans une analyse philosophique, mais il me semble important de distinguer ici le sublime du beau. Comme nous l'explique Kant, voir le titre de ce message, ces deux termes ne sont pas synonymes mais au contraire, le sublime est la critique du beau. Alors que le beau ne nous apporte qu'une satisfaction esthétique, le sublime nous ébranle.
Je dois l'avouer ici, derrière chaques messages, chaques photos ou extraits vidéos qui sont présent sur cette page, se trouve un moment qui m'a sublimé. Et plus loin encore, se trouve la présence d'une personne qui m'est chère et à laquelle je rend ici un secret hommage. Une douleur aussi peut être sublime. Je me souviens d'un jour où, courant sous une pluie battante au côté de cette femme qui me brûlait le coeur, nous nous retrouvions par hasard devant une pièce de théâtre dont le souvenir m'émeut encore. La Festa de Spiro Scimone.


Farce cruelle terriblement drôle, miroir de notre enfer familiale, qui nous enferme dans les bulles de notre petit train-train, La festa n'est pas une simple pièce, c'est pour moi la définition de notre habitus. Car même si Scimone choisit de nous présenter des personnages caricaturaux, qui ne sont pas sans nous rappeler les Deschiens de Jérômes Deschamps et Macha Makeïeff, nous sommes, qu'on le veuille ou non, présent dans chacun des trois personnages. Trois interprètes troublant et une vieille chanson italienne brillante m'ont donné un souvenir impérissable. Mais sans la présence de celle qui... il ne serait que beau.

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