Je dois l'avouer ici, derrière chaques messages, chaques photos ou extraits vidéos qui sont présent sur cette page, se trouve un moment qui m'a sublimé. Et plus loin encore, se trouve la présence d'une personne qui m'est chère et à laquelle je rend ici un secret hommage. Une douleur aussi peut être sublime. Je me souviens d'un jour où, courant sous une pluie battante au côté de cette femme qui me brûlait le coeur, nous nous retrouvions par hasard devant une pièce de théâtre dont le souvenir m'émeut encore. La Festa de Spiro Scimone.

Farce cruelle terriblement drôle, miroir de notre enfer familiale, qui nous enferme dans les bulles de notre petit train-train, La festa n'est pas une simple pièce, c'est pour moi la définition de notre habitus. Car même si Scimone choisit de nous présenter des personnages caricaturaux, qui ne sont pas sans nous rappeler les Deschiens de Jérômes Deschamps et Macha Makeïeff, nous sommes, qu'on le veuille ou non, présent dans chacun des trois personnages. Trois interprètes troublant et une vieille chanson italienne brillante m'ont donné un souvenir impérissable. Mais sans la présence de celle qui... il ne serait que beau.

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