mercredi 11 juillet 2007

"Peut-on vivre sans Art et mourir sans esprit?"

Si me suis lancé dans ce qu'autrefois j'aurai appellé une perte de temps, à savoir la création de ce blog, c'est que j'entretiens le secret espoir (plus pour longtemps...) de permettre à chacun, il n'y a pas de limite à la prétention, de se réapproprier l'art. Il n'y rien que je deteste plus que les intellectuels qui se sont appropriés la création et en ont fait leur domaine réservé en la cachant derrière des notions pompeuses, l'abstraction du sens et le rejet du regard inavertit. Pour l'expliquer autrement, je dirais qu'il existe désormais, l'art sans divertissement et le divertissement sans art. Et un phrase au fronton de ces deux édifices:" Choisis ton camps camarade!" Et il n'a rien que je deteste plus encore que ceux qui ont fermé à leur esprit tout tentative de réflexion, invoquant sans cesse qu'ils vont au cinéma pour se divertir, qu'il lisent un livre pour se divertir, et qu'ils se prennent suffisament la tête au boulot. Faut-il le rappeler, le mot "travail", qui vient du latin tripalium (comprenez Torture), est loin d'être un enrichissement et art , qui vient du latin ars signifiant habileté technique, est loin d'être une prise de tête.
Cependant, je sais que c'est par la faute des premiers que je déteste les seconds. Le mot Art prend depuis quelques années, ou depuis toujours je l'ignore, un sens extrèmement restrictif et il faut souvent attendre des années avant qu'une pratique, aussi créative et techniquement recherchée soit-elle, bénéficie du sésame suprême, être qualifiée, pratiquée, enseignée, et respectée comme un ART.
Vivant dans la terrible banlieue parisienne du 93, considérée comme intellectuellement pauvre, et artistiquement limitée, j'ai acquis la certitude que désormais la Culture, la Créativité, l'Inventivité appartiennent désormais à ses troubles-sérénité d'habitants. Hormis le cinéma, trop couteux, il n'est pas un art ou une activité culturelle que la banlieue ne se soit pas appropriée et n'est pas réinventée. J'en veux pour preuve la poèsie mourante réssucitée par le slam, la peinture devenue pure abstraction sans technique, réapparut illégalement sur des murs desaffectés. Une chanson française insipide retrouvant force et intensité dans le rap, ou simplement, et j'arrêterai là, des arts redevenus populaires. C'est peut être, je le crois, le manque de reconnaissance en leurs richesses qui ont rendu nos banlieue si violentes.
Voici quelques exemples de la culture de nos racailles:

C2C, 5 fois champions du monde de scratch:


Percussions:


Percussionnistes Hip Hop Band

Breakdance:


LEZARTS2RUE BREAKDANCE BEATBOX SLAM GRAF


BeatBox:




Graff: Trumac


TRUMAC - De Paris au South Bronx - Graff

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