mardi 17 juillet 2007

Un bon film...

Ainsi, c'est le prix d'un bon film selon le grand, très grand, Orson Welles. Calculons cela un peu... Le prix du ticket est d'environs 8€ par personne en moyenne. Soit 16€. Trouver aujourd'hui une baby-sitter à moins de 10€ de l'heure est quasi impossible, en comptant qu'un film dure en moyenne deux heures, et qu'il faut en compter autant pour le restaurant (En garant la voiture etc...) Cela nous fait 40€. Pour un restau correct, sans la boisson puisque l'on conduit, il faut compter également 40€ pour deux... Soit un total, de... 96€. Donc, un bon film vaut 48€ par personne. Vu que je ne suis pas marier et que je n'ai pas de gosse, j'en conclus qu'un bon film est celui dont j'ai acheté le DVD en édition collector.
Finalement, Orson Welles a raison, sortir, même au Cinéma a un coût. Lorsque l'on est comme moi, que l'on a pas les moyens suffisants pour se permettre d'y consacrer une part trop importante de notre budget, si l'on veut pouvoir continuer d'entretenir d'autres aspects de notre enrichissement personnel, en achetant des livres, des disques, des DVD ou tout simplement passer des soirées avec nos amis, ou budgeter des vacances, il faut faire le sacrifice de bons nombres d'activités. C'est un fait, m'enrichir intellectuellement m'appauvrit financièrement. Mais pas seulement, j'y ai perdu un peu plus...
"Qu'importe le flacon, pourvu qu'on est l'ivresse." Je ne suis, sans doute, pas assez baudelairien dans mon rapport au chose. J'aurai gagner à ne pas vouloir posséder les films que j'apprécie, à ne pas vouloir avoir à ma disposition mes disques ou livres (souvent plus feuilleter que lus) favoris. Je ne sais pas pourquoi je me suis orienté vers cet esprit de conservation de ce que j'ai déjà acquis par ailleur. J'appartiens, certainement, au fond de moi à la même névrose collective qui veut que posséder c'est exister. C'est également rassurant de savoir qu'un film que l'on a aimé pourra être vu à nouveau. Et peut on se passer de musique? Il est impossible aujourd'hui de se contenter des radios musicales, vu leur programmation. Bref, ce blog est aussi pour moi, la possibilité de conserver cet acquis. Et d'apparaitre, comme je le dis, ici ---------------------------------------------------------------------->
Car un individu ne se construit pas seulement par mimétisme ( qu'il soit de son environnement familiale, sociale ou culturel). Il se construit également autour de ses lectures, des films qu'il a vu, et musique qu'il a entendu. Observez la bibliothèque d'une personne, vous distinguerez un certains nombres de ces trait de personnalité: "Dis moi ce que tu aimes, je te dirais qui tu es." C'est un vieux principe de la Sociologie... Ainsi, grâce à un internet, nous pouvons aujourd'hui disposer d'un bibliothèque virtuelle.
Mais, je ne perd pas de vue qu'internet ne modifie pas les choses. Il les dématérialise simplement. Ce n'est pas parce que nous entretenons un blog que nous devons visible. De la même manière que je suis confondu dans la masse de mes congénères à l'état physique, ce blog est perdu dans la masse des pages du web. Simplement, j'existe ici aussi, en y apportant des pensées, et en y incrustant des extraits vidéos, qui, d'une certaine manière sont des souvenirs, j'enrichi ma bibliothèque de ce que je ne peux materiellement posséder. Et de la même manière qu'un psychanalyste pourrait analyser notre "moi profond" en écoutant nos récits, il est possible d'analyser mon "moi profond" par une simple étude de texte. En d'autres termes, inconsciemment, je me reproduis ici, à l'identitique.
Et là, internet, et pour moi, ce blog prend tout son intêret. Car en me reproduisant ainsi, en exprimant ce que je suis, mes frustrations et, j'en ai conscience, mes obsessions premières, en m'attelant à la défense de ce que je suis culturellement parlant, je me libère. Ou plutôt, je libère mon moi physique. J'espère qu'ainsi je pourrais continuer à m'enrichir sans m'appauvrir.

Vous avez dit "idiosyncrasies"?

Petite définition d'idiosyncrasie: D'un point de vue médical, il s'agit de la réaction propre à chaque individu à l'égard d'un agent étranger (médicament etc...). C'est également, d'un point de vue plus général, le tempérament ou caractère propre à chaque individu. Étendu à un groupe ("idiosyncrasie européenne" par exemple), il s'agit des caractères communs au groupe face à un sujet donné. On pourrait simplifier ici en disant: "façon de voir, de faire et de réagir".

Les Séries Américaines ont dépassé depuis quelques temps le stade de phénomène de mode, pour devenir un véritable phénomène de société. Il n'est plus une conversation qui ne dérive sur une série télévisée. Plus que cela, elles sont devenues un moyen de nous définir, de la même manière que nous nous définissons en prenant en référence un genre littéraire, musical, ou cinématographique. On trouve pêle-mêle, les assidus de "24", de "Lost", de "Desperate Housewives", de "Nip/Tuck", des "Soprano", de "Heroes" etc... Ce phénomène est particulièrement nouveau, car si les séries américaines ont toujours été présentes sur nos petits écrans, je n'ai pas le souvenir d'avoir rencontré quelqu'un me parlant avec la même force de conviction de "Alerte à Malibu", "Rick Hunter" ou "Madame est servie" qui occupaient pourtant nos dimanches après midi et soirées en "Access prime-time". Pourquoi un tel changement?
Il me semble qu'au-delà de ses qualités artistiques intrinsèques, une oeuvre doit avoir une dimension culturelle quasi-identitaire. Ce qui passe par l'espace laissé libre à l'interprétation qu'elle soit consciente ou inconsciente. Elle doit s'inscrire dans le processus de compréhension du monde, de définition de l'être par rapport à son Temps. L'homme, même le plus ignorant à besoin de réponses. Et les séries se sont adaptées à notre regard. Ainsi, "24", "Heroes", "Lost" font échos à nos craintes les plus profondes. La première, c'est la disparition de notre environnement, notre espace de vie, notre champ culturel, "l'occident et ses valeurs humanistes" que ce soit par la menace terroriste à grande échelle, comme dans "24", L'explosion de notre "Nouvelle Rome", New York, par l'absorption incontrôlée des diversités (1) dans Heroes, ou en plongeant des personnages symboliques dans un espace vierge des qualités qui font notre monde, dans Lost. Elle répondent aussi, d'une manière ou d'une autre, à ce que les sociologues ont appelé le "désenchantement du Monde", à savoir la disparition du mystique pourtant si rassurant. Ces séries créent une mythologie moderne avec des "Héros", au sens Grec du terme comme "Jack Bauer" et parfois les confrontent à un univers surnaturel, en les dotant ou non de pouvoirs spéciaux. On trouvera des dizaines de séries allant dans ce sens (KyleXY, Supernatural, les 4400, Alias...). Et contrairement aux Marvel, elles choisissent des individus lambda, auxquels il est plus évident de nous identifier, et de nous reconnaître.
Au delà de ces situations apocalyptiques, les séries nous plonge dans la nature humaine de "l'homme du 21ème siècle". Elles abordent les thèmes que nous pensons "modernes" avec la même noirceur que nous nous les représentons et deviennent ainsi des oeuvres générationnelles. Elles observent la part obscure de l'être de la même manière que le firent les chanteurs Rock des années 70, les peintres surréalistes, les poètes maudits du 19ème siècle, ou encore les tragédies grecques. Le mal-être ambiant, la noirceur de l'âme, les névroses collectives, les frustrations sexuelles... Ces thèmes universels et intemporels ont été réadaptés à notre époque par l'intermédiaire des Séries. Évidemment, ils sont toujours abondamment évoqués au travers de la littérature moderne, du cinéma ou plus généralement des Arts. Mais, c'est la force principale de la série, c'est une oeuvre populaire. Elle ne s'adresse au premier abord, qu'à un public populaire.
J'y reviens encore une fois, ce sera sans doute un marronnier sur ce blog, mais le problème des grandes oeuvres est qu'elles ont mises de côté la masse populaire, en oubliant que pour accéder à leur compréhension, il faut disposer des outils intellectuels nécessaires. De la même manière que le peuple du 17ème siècle ignorait Racine et se satisfaisait de Molière, le peuple moderne se satisfait de la télévision. Trop sans doute. Si nous nous lancions dans une analyse pointue des Séries, nous serions déçus par leur contenu, car pour en revenir au terme d'idiosyncrasie, elles sont très éloignées de la notre. Les valeurs, les normes prônées ne sont foncièrement pas les nôtres. Mais comme je le disais auparavant, tout homme, même le plus ignorant à besoin de réponses. Comment nous étonner que celui-ci les cherche dans une série américaine, alors que nous avons oublié de lui en donner dans un langage qu'il comprend? Quel contenu intelligent et distrayant avons nous créé pour son support privilégié? A trop sacraliser les Arts, y compris ceux qui étaient par essence des arts populaires, à trop dédaigner le divertissement comme mode narratif (la comédie), à trop rejeter les nouveaux supports comme champs d'expression et de réflexion possible (télévision, internet) nous finissons par voir peu à peu disparaître notre culture car malheureusement pour nous l'idiosyncrasie américaine est moins élitiste.
(1) Ne serait-ce pas l'interprétation que l'on peut donné à Heroes? Un homme qui absorbe sans contrôle les pouvoirs des autres individus, et finirait par exploser, faisant disparaître NY, ville de la diversité culturelle par excellence...

dimanche 15 juillet 2007

Illustration

Juste pour illustrer mon post précedent et en compenser d'autres:

La Culture comme un élastique

Je suis, sans doute, prétentieux dans ma démarche. Car plus que de tenter de donner à la culture ma définition au fur et à mesure de mes posts, j'aimerai en étendre le champs et partager ici le fruit de mes découvertes. Évidemment, il s'agit souvent d'analyses sommaires, de bribes sans continuité réelle, où je ne fais qu'effleurer l'essence de ce que je montre. J'en ai conscience et je le revendique. Aussi loin que je puisse remonter dans mes souvenirs, je n'ai jamais appartenu à aucun groupe. Ni celui des intellos, ni celui des branchés. Pas plus à celui des littéraires que des scientifiques, que des Métaleux ou des skatteurs. Guère plus à celui des musulmans que des juifs. Et même si, je ne peux contester être un athée de gauche, j'ai côtoyé plus de cathos de droite. Par un hasard absolu, ou une démarche inconsciente, j'ai aussi bien partagé les turpitudes d'une jeune scoute catholique lors de sa confirmation, que celles d'une lesbienne devenue séropositive après une prise d'héro. C'est ainsi que je me suis construit. Sans identité réelle. Et ce n'est pas sans fierté que je peux revendiquer avoir un répertoire d'amis aux allures d'arche de Noé. J'en ai retiré que la culture n'est pas un contenu normatif uniforme mais aussi, une incapacité effective à me plonger complètement dans un univers, tant je suis effrayé par les oublis auxquels m'obligerait une telle démarche. Au final, je suis fier de pouvoir aussi bien partager et apprécier le travail d'un passionné de Funk et de Hip Hop, que celui d'une apprentie-cinéaste nourrit aux symphonies de prokofiev. La culture telle que je l'entend, est une véritable liberté. Elle ne m'oblige à rien. Et, sauf dans de rares et douloureuses occasions, je suis satisfait de constater que ceux qui m'entourent, ou m'ont entouré, m'ont toujours accepté tel quel, m'ouvrant leurs univers en acceptant que je n'y appartienne pas complètement. J'ai tiré de cela mes conclusions, et si je suis hostile au jugement, il peut m'arriver par une phrase d'en exprimer un. Si je ne le développe pas, c'est pour une double-raison: je me suis définitivement fermé mais accepte que par delà mon jugement existent des qualités que je ne peux nier. Ainsi est la culture. Tel un univers infini, elle s'étend au delà de notre propre capacité de perception. Intemporelle, informelle et insituable. Se logeant aussi bien dans la plus brillante des proses que dans la vulgarité sommaire d'une émission de téléréalité. J'essaie ici d'ouvrir des portes, pas de m'y engager. Ainsi je suis ravi de pouvoir mettre ici, un morceau de punk rock suédois et un scratch rappeux,un extrait d'une chanson de Brel et une mélodie d'ELO , ou de faire la comparaison entre un film classique et un divertissement télévisuel de seconde partie de soirée. Je ferai sans doute pire encore.

L'instant Suèdois

"La culture, dans son sens le plus large, est considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances"
Définition de la culture selon l'UNESCO

Si ma culture est limitée, la culture, elle, n'a pas de limite. Et seul le champs réduit de mon regard pourrait m'abêtir un peu plus encore. Hier, j'ai fais une nouvelle découverte... Certes, on m'avait déjà parler de ce groupe et j'avais ouïe, plus qu'entendu, dans une Clio bleue à gros pompons quelques chansons, mais la découverte réelle a eu lieu hier. Il existe une tribu parée de noir, aux moeurs étonnants (Je parle de tribu, mais sous bien des aspects, nous pourrions dire groupe social à part entière avec ses codes, ses normes et valeurs) qui se brûle la peau pour y inscrire en couleurs son identité. Et je dois reconnaître être fière d'avoir eu diverses occasions pour l'approcher un peu.


Backyard Babies A song for the outcast

Il est amusant de constater que la musique crée autour d'elle diverses communautés. Les Rastas, les Rapeurs, les Popeux , les Métaleux, les hippies, les punks...
Il y a aussi, ceux que j'appelle les Yuccas, les petits Rasta blanc qui écoutes du "rock" français engagé, et qui comme les yuccas se veulent "roots" mais seraient incapable de vivre en dehors d'un appartement parisien. Bref, de toutes ces communautés, j'ai, paradoxalement, une affection particulière pour les Métaleux. "Paradoxalement" car ils sont s'en doute les plus fermés au monde qui les entoure, et rejettent facilement toute autre forme de culture. Mais, ce sont ceux qui sont allés le plus loin dans le processus de création d'une contre-culture. Par le choix de références "amorales", de musiques brutales et de codes obscures qui rendent, pour nous les "normaux", leur univers inaccessible, ils ont étendu le champs culturel et nous permettent encore la découverte. Reste qu'il faut avoir son pass backstage et le mien conduit une clio bleue à pompons.

Velvet Goldmine

Je ne peux pas résister à mettre ici, ce faux vrai clip tiré du film Velvet Goldmine.

J'admire la qualité des moyens mis en place pour ce film. La BO est excellente, même pour les moins réceptifs au GlamRock, les acteurs, notamment Ewan Mac Gregor dans le rôle de Curt Wilde, fusion d'Iggy Pop et Kurt Cobain (la ressemblance est frappante) et Jonathan Rhys-Meyers sont époustouflants et l'esthétique est particulièrement soignée. Reste qu'il peut dérouter par une mise en scène étrange. La sur utilisation des flashbacks et les changements de modes narratifs rendent l'histoire difficile à suivre mais donnent au film toute sa dimension et en font une oeuvre rock complète dépassant le simple récit des années 70. A noter cependant, que la mise sur un même plan du groupe T-Rex et du David Bowie des années Ziggy Stardust peut heurter la sensibilité des puristes.

vendredi 13 juillet 2007

Hommage à ELO

Juste un court message pour rendre hommage à un groupe Anglais des années 70 qu'SFR, étonnament, est en train de remettre au goût du jour dans sa dernière publicité. Il s'agit d'Electric Light Orchestra ou ELO.

Voici la fameuse chanson SFR:


ELO - Mr Blue Sky

mercredi 11 juillet 2007

"Peut-on vivre sans Art et mourir sans esprit?"

Si me suis lancé dans ce qu'autrefois j'aurai appellé une perte de temps, à savoir la création de ce blog, c'est que j'entretiens le secret espoir (plus pour longtemps...) de permettre à chacun, il n'y a pas de limite à la prétention, de se réapproprier l'art. Il n'y rien que je deteste plus que les intellectuels qui se sont appropriés la création et en ont fait leur domaine réservé en la cachant derrière des notions pompeuses, l'abstraction du sens et le rejet du regard inavertit. Pour l'expliquer autrement, je dirais qu'il existe désormais, l'art sans divertissement et le divertissement sans art. Et un phrase au fronton de ces deux édifices:" Choisis ton camps camarade!" Et il n'a rien que je deteste plus encore que ceux qui ont fermé à leur esprit tout tentative de réflexion, invoquant sans cesse qu'ils vont au cinéma pour se divertir, qu'il lisent un livre pour se divertir, et qu'ils se prennent suffisament la tête au boulot. Faut-il le rappeler, le mot "travail", qui vient du latin tripalium (comprenez Torture), est loin d'être un enrichissement et art , qui vient du latin ars signifiant habileté technique, est loin d'être une prise de tête.
Cependant, je sais que c'est par la faute des premiers que je déteste les seconds. Le mot Art prend depuis quelques années, ou depuis toujours je l'ignore, un sens extrèmement restrictif et il faut souvent attendre des années avant qu'une pratique, aussi créative et techniquement recherchée soit-elle, bénéficie du sésame suprême, être qualifiée, pratiquée, enseignée, et respectée comme un ART.
Vivant dans la terrible banlieue parisienne du 93, considérée comme intellectuellement pauvre, et artistiquement limitée, j'ai acquis la certitude que désormais la Culture, la Créativité, l'Inventivité appartiennent désormais à ses troubles-sérénité d'habitants. Hormis le cinéma, trop couteux, il n'est pas un art ou une activité culturelle que la banlieue ne se soit pas appropriée et n'est pas réinventée. J'en veux pour preuve la poèsie mourante réssucitée par le slam, la peinture devenue pure abstraction sans technique, réapparut illégalement sur des murs desaffectés. Une chanson française insipide retrouvant force et intensité dans le rap, ou simplement, et j'arrêterai là, des arts redevenus populaires. C'est peut être, je le crois, le manque de reconnaissance en leurs richesses qui ont rendu nos banlieue si violentes.
Voici quelques exemples de la culture de nos racailles:

C2C, 5 fois champions du monde de scratch:


Percussions:


Percussionnistes Hip Hop Band

Breakdance:


LEZARTS2RUE BREAKDANCE BEATBOX SLAM GRAF


BeatBox:




Graff: Trumac


TRUMAC - De Paris au South Bronx - Graff

"Le sublime touche, le beau charme" Emmanuel Kant

Roland Topor disait: " L'Humanité a besoin de sublime. Le sublime du sublime, c'est l'art. Le sublime de l'Art, c'est l'avant garde." Je ne me lancerai pas dans une analyse philosophique, mais il me semble important de distinguer ici le sublime du beau. Comme nous l'explique Kant, voir le titre de ce message, ces deux termes ne sont pas synonymes mais au contraire, le sublime est la critique du beau. Alors que le beau ne nous apporte qu'une satisfaction esthétique, le sublime nous ébranle.
Je dois l'avouer ici, derrière chaques messages, chaques photos ou extraits vidéos qui sont présent sur cette page, se trouve un moment qui m'a sublimé. Et plus loin encore, se trouve la présence d'une personne qui m'est chère et à laquelle je rend ici un secret hommage. Une douleur aussi peut être sublime. Je me souviens d'un jour où, courant sous une pluie battante au côté de cette femme qui me brûlait le coeur, nous nous retrouvions par hasard devant une pièce de théâtre dont le souvenir m'émeut encore. La Festa de Spiro Scimone.


Farce cruelle terriblement drôle, miroir de notre enfer familiale, qui nous enferme dans les bulles de notre petit train-train, La festa n'est pas une simple pièce, c'est pour moi la définition de notre habitus. Car même si Scimone choisit de nous présenter des personnages caricaturaux, qui ne sont pas sans nous rappeler les Deschiens de Jérômes Deschamps et Macha Makeïeff, nous sommes, qu'on le veuille ou non, présent dans chacun des trois personnages. Trois interprètes troublant et une vieille chanson italienne brillante m'ont donné un souvenir impérissable. Mais sans la présence de celle qui... il ne serait que beau.

PHOTOS DE PORTABLE

"Il faut aimer la solitude pour être photographe."
Raymond Depardon, Cinéaste et Photographe.


Je suis toujours surpris par la qualité d'image de mon téléphone portable. Certes, ce n'est pas extraordinaire, mais pour un gadget, il me restitue bien les instants que je lui demande d'immortaliser. En voici quelques exemples:

Station Charles de gaulle-Etoile

Le bottle Shop, Paris.


Sur la route de Tours.



Egarements.



Le Petit Palais

"Il n'y a pas que le cinéma dans la vie, il y a la musique aussi"

Velvet Underground & Nico
Andy Warhol

Sortit en Mars 67, cet album, produit par Andy Warhol, ne resta pas longtemps dans les bacs. Pourtant, il est difficile de ne pas le trouver aujourd'hui, dans la collection d'un passionné du Rock. Brian Eno, musicien et producteur, dira que toutes les personnes qui ont acheté cet album à sa sortie ont fondé par la suite un groupe. Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, s'ils existent, je ne peux que les inciter à découvrir ce que l'on a appelé la part sombre du rock.
Car, il ne faut pas si tromper, si les mélodies parfois balladesque, peuvent nous le faire paraître gentillet, les thèmes qu'il explore sont très loin de la mélodie du Bonheur.
Première chanson de l'album:

Sunday Morning: écrite par Lou reed et John Cale
Troisième chanson:

Femme Fatale: Interprété par Nico, la muse de Warhol, et écrite par Lou reed.
Quatrième Chanson:
Venus in furs. Les images ici présentées n'ont absolument rien à voir avec le thème de la chanson qui en réalité, évoque une relation sadomasochiste et dont le titre s'inspire d'un roman de Sacher Masoch, fondateur du mouvement masochiste.
Heroin: Chanson numéro 7
Comme son titre l'indique, elle évoque la prise d'héroïne aussi bien dans son texte que dans la musique.
Pour le reste de l'album, à vous de le découvrir.
"Le progrès, ça n'existe pas... Je suis contre"
Le crime de Monsieur Lange



Propos de Jean Renoir 1975


Je reviendrai sûrement sur le cinéma de Jean Renoir. Il est amusant de noter qu'il fait, dans cet extrait, référence à la fois à l'Art du Spectacle et au Cinéma comme étant des synonymes et c'est sûrement ce qui marque le plus particulièrement Son cinéma. Mais, j'y reviendrai régulièrement, on considère aujourd'hui qu'il y a le Cinéma et le Spectacle. Si, dans cet extrait, Renoir revient sur une réflexion classique, le rapport entre l'art et le progrès, qui je l'avoue, peut nous paraître paradoxale, il nous avait averti en disant, par ailleurs, que "l'Art du Cinéma consiste à s'approcher de la nature des hommes, et non à nous montrer des histoires de plus en plus surprenantes". Et pour moi, le film qui fait le mieux la conjonction entre l'Art du Spectacle et l'Art du Cinéma chez Renoir, c'est La Règle du Jeu.

Extrait scène de début:



Sortit en 1939, ce film est une référence au Jeu de l'Amour et du Hasard de Marivaux et a, là encore, une résonance directe à notre époque. Mais comme je le disais plus haut, ce qui est le plus remarquable dans ce film, c'est la conjonction entre la réflexion sur ce que nous sommes et l'Art du grand spectacle. Des décors somptueux, une mise en scène excellente, des scènes d'anthologie, et des dialogues savoureux ( "Corneille! faîtes cesser cette comédie!") font de ce film le chef d'oeuvre du cinéma français.
AU COMMENCEMENT:

Si l'on s'en tient à la définition de Welles, je peux dire que pour moi, l'un des premiers grands films du cinéma est Freaks la Monstrueuse parade de Tod Browning sortie en 1932. Il est des vieux films que le voit avec sympathie, dont on apprécie le charme de leurs images surannées, de leurs mises en scènes vieillottes et les comédiens théâtraux, tout juste habiles à cet art nouveau qu'est le cinéma et à l'apparition du son. Et puis, il y a les Grands Films, ceux qui, bien qu'ayant les mêmes dispositions aux regards amusés, ont un message qui à traversé le temps et nous porte encore à la réflexion sur notre nature. Aujourd'hui, Freaks est, sans doute, plus parlant encore qu'il ne pouvait l'être en 1932. Non seulement notre regard sur les différents est resté le même, mais nos critères se sont fait plus restrictifs.

Extrait du Film:

Freaks V.O.S.T (Tod Browning) 1932

J'en veux pour preuve cet extrait de l'émission Confessions Intimes de TF1, nous montrant une jeune femme dénigrant les autres et si sûr de sa beauté. Évidemment, elle n'est pas sans rappeler la belle acrobate du film de Browning. Insultante envers les autres, et prête à tout pour parvenir à ses fins.
Mais, je sais également, que nous sommes majoritairement très à l'opposer de sa vision du monde. En Cinéma, comme dans les autres arts, nous appellerions cela une mise en abîme. Une femme qui se moque de ceux qu'elle croise et que nous moquons à notre tour, devant notre écran de télévision. Car dans ce film de Tod Browning, la réflexion ne porte pas que sur le jugement que l'on pourrait avoir pour une acrobate épousant un lilliputien afin lui dérober sa fortune, mais porte également sur notre propre regard de spectateur. Bien que la noirceur de l'âme de ces deux femmes nous les rend monstrueuses, cela reste nous qui en sommes les friands spectateurs. Finalement, si aujourd'hui, nous ne rejetons plus aussi facilement et ouvertement, ceux que la nature à mis physiquement en disgrâce, nous sommes toujours aussi prompt à nous rendre à la monstrueuse parade. Et tout aussi prompt à moquer les monstres.

samedi 7 juillet 2007

PROCHAINEMENT SUR MEETIC

Histoire de mieux gérer une situation qui m'est difficile, et l'on comprendra aisement laquelle, je me suis amusé à concevoir des petites annonces que l'on pourrait mettre sur divers sites de rencontres ou dans les gratuits parisiens. Je n'aurai pas la curiosité de vérifier qu'elle est celle qui aurait le plus de succès mais je dois avoué que les ecrire fut un bon défouloir.

« Old School »
JH 26a Châtain, y.vert, 1m75, env.70kg ch. JF 25-27a pour rdv sympathiques voire plus si aff.

« New School »
Cherche plan-cul sur Paris en semaine

« Modern style »
Tu meetic, je google, on Msn?

« Culpabilisatrice »
Je suis au bord du gouffre... Me laisseras tu tomber?

«Pratique »
Cherche Jf avec appartement sur Paris, métro ligne 1 ou 13.


« Très pratique »
Jeune homme vivant dans un appartement de 80m2 en banlieue cherche aide ménagère 20-25 ans acceptant les règlements en nature.


«Audacieuse »
Ne cherche plus, je suis là!

« Insolite »
Cherche 2 Jf ou 3 Jf pour coquineries de groupe. Accessoires acceptés.

«SF»
Martien en plein trou noir cherche vénusienne dans la lune pour décrocher les étoiles.

« Acrostiche »
Je suis comme une feuille d'automne, qui
Cherche aux vents dans de lentes virevoltes
Une dernière passion pour rêver et croire.
Femme insoumise et douce rêveuse
Qui voit nul engendrement dans l'amour et n'
Avale pas de drogues et médecines.


« qualitative »

H cherche Jf entre 23a min et 27a max, 1m75 à 1m77 entre 60kg et 65Kg, 90-60-90, bonnets C à D brune, le yeux bleus, harmonieusement proportionnée et parfaitement constituée. QI inférieur à 120 s'abstenir.

« desprogienne »
J'ai les deux même yeux que brad Pitt, je mesure quelques centimètres de moins que lui, a peine quelques grammes aussi. Deux jambes comme lui, deux bras, deux mains aussi, deux oreilles, un nez, les cheveux châtains mais je peux changer, et mise à part quelques millimètres de différence dans l'ajustement de l'ensemble, nous avons lui et moi un physique similaire. Si tu as la même taille qu'Angelina Jolie, le même poids, le même tour de hanche, la même poitrine, les même jambes, le même cul, et la même bouche et comme elle, tu es à l'aise nue, devant la caméra, je crois que l'on peux aisément conclure que nous sommes fait l'un pour l'autre.


« English »
Blowjob Only.


« sincère ou cynique au choix»
Je cherche une jeune femme jolie mais pas trop, pour qu'on me l'a pique pas. Pas chiante et qui m'en demande pas trop. Qui ne râle pas pour les taches ménagères. Qui me laisse voir mes potes. Sexuellement disponible, pratiquant la fellation, et la sodomie à l'occasion. Qui sache rester attirante après deux semaines, deux mois ou deux ans de relation. Fidèle mais qui tolère mes écarts. De préférence en froid avec sa famille ou orpheline. Intellectuellement limitée ou peu développée, mais qui ne passe pas pour une conne dès qu'elle émet vocalement un son. Qui ne cherche pas à nidifier, et ne prenne pas 10 kilos après la ponte ou en tout autre occasion qui pourrait justifier un surcroît pondéral. Et surtout, qui me vénérerait comme un demi-dieu.


« Honnête »
Si tu ne recherche pas la figure de ton père dans le corps de Johnny depp, un aventurier héroïque auxiliaire de ménage, un poète-voyageur stable et bon père de famille, une rock star non excentrique et fidèle, un artiste échevelé conscient des réalités, un amant fougueux qui « accepte et comprend » alors oui, je ne chercherai pas en toi la figure de ma mère dans le corps de monica bellucci, une bombe sexuelle auxiliaire de ménage, une secrétaire sensuelle et bonne mère de famille, une femme active et toujours disponible, une amie sincère qui me lâche avec la réalité, une maîtresse soumise et tolérante.


«Identitaire »
Comme toi, je n'ai rien d'exceptionnel. Comme toi, je n'ai pas un physique de rêve. Comme toi, j'ai une vie quelconque. Comme toi, j'ai un boulot sans intérêt. Comme toi, mes rêves ont fait place
à la monotonie. Mais pourquoi n'aurions nous pas droit à un peu de poésie?


« Maladroite »
Après de nombreux échecs avec les femmes, j'aimerai enfin réussir.

Évidemment, si vous avez des idées, je suis preneur...